La limite du possible

Tout ce que représentait la limite du possible a non seulement été accompli, mais a surtout été surpassé. Que reste-t-il du possible selon Jules Verne et des limites qu’il lui attribuait ? Pensait-il que son œuvre devait se borner à projeter le possible émergeant dans le présent, ou au contraire d’en projeter les limites ? L’œuvre vernienne expose indubitablement les deux, mais la question des limites est toujours présente dans ses romans et a pour toujours imprimé sa marque dans la Science-Fiction moderne. Les limites qu’elle se pose ont été dès sa naissance les limites non pas technoscientifiques, mais éthiques, spirituelles. Que resterait-il de l’Homme dans un progrès réalisant non seulement ce qui est possible, mais cherchant à anéantir les limites pour que tout soit possible ? Jules Verne n’était pas antimoderne à proprement parler, ou alors un antimoderne très spécial ; un antimoderne progressiste, qui distinguait déjà le progrès du développement, méprisant envers les pseudosciences visant à rationaliser le monde pour mieux le vider de sa substance. Les livres d’économie politique ne sont-ils pas bannis du Nautilus après tout ?

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s